Affichage des articles dont le libellé est percept. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est percept. Afficher tous les articles

samedi 29 mai 2010

samedi 10 janvier 2009

SdB


SdB 0'59"

mardi 14 octobre 2008

Fenêtre

Cette séquence risque d'être la plus rythmée visuellement pour la suite du projet Ranelagh. Il me faut concevoir une bande son qui le soit aussi. Quelque chose dans le style ep7 d'Autechre, peut-être.

jeudi 4 septembre 2008

Ouverture




1er jour d'exposition à la Galerie Dix9.

vendredi 2 mai 2008

Sound design



sd 3'34"

Voici quelques années maintenant que j'enregistre mes propres sons dans différents environnements. La plupart proviennent de lieux où j'ai habité, d'autres sont issus d'endroits que j'ai visité. Si bien que je possède véritablement une banque de sons. Les contraintes d'endemic project étant de n'utiliser les sons provenant d'un lieu, je suis assez heureux de pouvoir les utiliser tous dans des projets parfois plus fonctionnels comme par exemple du design sonore sur un projet audiovisuel dont je suis pas l'auteur. C'est un peu comme si on me permettait de dézoomer de mon microscope.

Le travail d'un designer sonore consiste à fournir des sons suceptibles d'intervenir dans des séquences qui ont besoin d'indiquer une narration sonore que ni le montage son ni la musique ne sont capable de faire. Il s'agit principalement de mettre l'action sur quelque chose qui se passe à l'image ou de faire la transition entre une séquence et une autre.
Il s'agit donc de sons assez courts comme des ponctuations ou alors plus long comme une variété de nappes correspondant à l'intensité dramatique.
Le designer sonore travaille et exporte chaque son un par un sur son logiciel pour le monteur son.
A la fin de ce travail j'ai écouté le résultat global qui était resté sur toutes mes pistes. Ca m'a de nouveau fait l'effet de zoom arrière...
Car si il y a une chose que le designer sonore ne fait pas, c'est de composer.

mercredi 26 mars 2008

Mousses (work in progress)

Il manque encore le son, le format est à revoir ainsi que la vitesse du travelling.


.

Pendant qu'en face ceux du rez-de-chaussée s'accaparaient l'espace entre les deux immeubles pour en faire un jardin avec pelouse, thuyas le long du grillage avec table et chaises longues en plastique, nous observions les mousses et les lichens s'agrippant sur le parapet de notre fenêtre. Il n'y avait pas à chercher loin pour trouver notre jardin.

mercredi 27 février 2008

Surface


immeuble, première mise en ligne par endemic project.

Et si la véritable surface de la ville n'était pas la rue mais les toits ? Comme le montre google map une ville comme Paris ne serait alors qu'un archipel d'ilots désordonnés sans ponts, séparés par des tranchées profondes tracées au cordeau. Comme pour endiguer le chaos composé de zinc, de cheminées, de puits de lumière, d'antennes et de paraboles. Le contraste entre les toits et les façades est saisissant. Les façades sont ordonnées embellies à tel point qu'elles en deviennent oppressantes et sont révélateurs du statut social tandis que les toits ne sont conçus que dans un pur aspect pratique. Ardoises, zinc, vasistas, cheminées qui expulsent et antennes qui captent des ondes invisibles. Les toits sont déserts; parcourus parfois par des ouvriers, ramoneurs et jeunes romantiques désireux de ciel. Des chemins discrets existent pourtant, balisant un enchevêtrement de surfaces inclinées à divers degrés et de parapets abrupts qu'il faut gravir par des barreaux d'échelle. Des chemins épargnés d'un environnement sécuritaire et sécurisé.

mercredi 12 décembre 2007

Vitesse (2)

Deux autres morceaux viennent compléter la série d'articles précédents. Il s'agit de musiques utilisées pour des court-métrages. Le premier est entièrement réalisé avec divers sons de pièces de monnaie qui ont été ralentis, d'autres ont été accélérés.
Le deuxième résulte d'une prise de son ralentie d'un cd-rom lu par la tête de lecture. Les sons à l'origine très aigus deviennent alors presque aussi semblable qu' un choeur de voix humaines.

génerique pièces & love 2'24"



dc 7'28"



On a grâce à ce procédé somme toute basique une plongée au coeur du son, qui nous permet d'analyser sa structure et sa texture de manière contemplative.

jeudi 22 novembre 2007

Vitesse

On m'a raconté un jour comment un scientifique avait découvert que les éléphants pouvaient "communiquer" à distance au moyen de sons infrabasse. Il avait posé son enregistreur à bande magnétique à proximité d'un groupe d'éléphants toute une journée. Le soir venu il écouta la bande mais il n'y avait rien d'intéressant à écouter; que le vent et les oiseaux... Lassé d'écouter sa bande d'une traite il appuya sur le bouton d'avance rapide et découvrit alors une succession de sons qui semblaient différents de ce qu'avait enregistré son magnétophone. C'était le son qu'il recherchait. En accélérant la bande, le son devenait audible à l'oreille humaine.

De même une expérience similaire a été mené avec les chauve-souris au moyen de microphones capables de capter des sons hautes fréquences. En ralentissant la bande ces ultrasons devenaient audibles et on pu déterminer la façon dont elles repéraient leurs proies.

Parmi tous les effets sonores dont on dispose pour transformer un son, la vitesse (le pitch dans le jargon) est de loin le plus fascinant parce qu'il permet de déployer l'éventail des fréquences et d'y découvrir des textures insoupçonnées. On décèle des harmoniques qui nous échappaient. Le temps se dilate ou se contracte en interaction avec la matière même. L'échelle de notre écoute se modifie à mesure que des fréquences se déplacent dans le spectre sonore audible.

samedi 3 novembre 2007

Focus


.

Focus 4'12''


Le son de cette vidéo a été enregistré simultanément au moyen d'un micro à transmission solidienne scotché à proximité de l'objectif de la caméra.

jeudi 18 octobre 2007

Parasites

"J'aimerais vous parler des expériences les plus récentes que j'ai faites avec le son, qui m'ont paru surprenante. Elles ont affaire avec les ronronnements qui nous accompagnent lorsque nous sommes dans une maison ou même dans une salle de concert. Toute ma vie j'ai pensé qu'il faudrait essayer de s'en débarrasser. Naturellement on ne s'en débarrasse jamais, parce que si le ronronnement du réfrigérateur, par exemple, s'arrête on appelle quelqu'un pour qu'il le remette en marche. On s'inquiète davantage de garder la nourriture en bon état que de l'expérience acoustique. Mais ce qui est arrivé c'est que je me suis mis à prendre plaisir à ces sons, je veux dire que maintenant je les écoute réellement avec le genre de plaisir que j'ai quand j'écoute la circulation. Bon, il est facile de reconnaître la beauté de la circulation, mais ces ronronnements sont plus difficiles et je n'étais vraiment pas parti pour les trouver beaux. C'est seulement, disons, ces trois derniers mois qu'ils viennent, pour ainsi dire, à moi."

John Cage 1984

jeudi 21 juin 2007

Musak

La pluspart des gens ne s'aperçoivent même pas de la pollution sonore permanente qu'on nous impose dans les lieux publics. Il s'agit pourtant d'une véritable atteinte à la liberté individuelle : les esprits sont formatés par cette musique médiocre qui les rends esclave du sonore. Les gens qui nous entourent dans la ville ne supportent pas le silence. J'en connais bon nombre qui vivent en permanence avec la radio allumée. Ce sont des êtres réduits à l' esclavage. Ils ne se suffisent pas à eux-mêmes. Ils n'ont pas de musiques intérieure. Seul l'homme libre préfère le silence.


Michèle Reverdy "composer de la musique aujourd'hui"

mercredi 25 avril 2007

Qiun mistakes (1)

La voix se doit de communiquer parfaitement et doit être claire et limpide que ce soit dans un discours ou dans un chant. L'oreille est à ce point déformée pour qu'on puisse capter intelligiblement ce qui est dit.
Que se passerait-il si on ne retient d'une scéance d'enregistrement d'une voix que ce qui d'ordinaire est mit au rebus ? Les hésitations, les balbutiements, les défauts de prononciations, les tics, les échecs, les lapsus...
L'interruption volontaire de la parole mal dite. L'erreur qui tente de sortir de la bouche et que la bouche réprime dans un borborygme, un gargouilli, un rire, un soupir d'exaspération ou un juron.

Peut-être quelque chose de semblable à ce que Freud appelait "l'inquiétante étrangeté". Quelque chose qui pourtant nous rend plus proche et plus sensible de celui qui parle.

Qiun mistakes 1'36"

mardi 24 avril 2007

Manifeste?

Fait-on encore des manifestes artistiques et qui-plus-est musicaux encore aujourd'hui ? Est-il nécessaire d'expliciter, de conceptualiser la musique, pour mieux la comprendre ?
La musique est tellement engoncé dans des tiroirs bien rangée avec des étiquettes qu'il n'est pas nécessaire d'y recourir.

Pourtant quelque uns comme Luigi Russolo, John Cage ou Matthew Herbert ont ressenti le besoin impérieux d'écrire et d'expliciter leur musique. Le point commun entre ces 3 compositeurs est qu'ils ont tous composé de la musique avec des bruits sans automatiquement avoir recours à des instruments traditionnels. Refuser de jouer d'un instrument de façon conventionnelle nécessitait une explication. On ne fait pas du rock sans guitare, on ne fait pas de musique classique sans orchestre. La musique est évidemment avant toute chose du bruit. Rien que du bruit. Il semblerait que nous l' ayons oublié. Aujourd'hui l'ordinateur, cette extension de notre corps, cette interface du désir, multi-usage, multi- diffusion, multi- média n'impose peut-être plus d'explication, si ce n 'est peut-être de nommer le logiciel avec lequel on crée cette musique. Le nom de l'instrument fait place aux marques des sociétés qui créent des logiciels MAO.

Pouah ! Sortons vite, car je ne puis guère réprimer trop longtemps mon désir fou de créer enfin une véritable réalité musicale en distribuant à droite et à gauche de belles gifles sonores, enjambant et culbutant violons et pianos, contrebasses et orgues gémissantes ! Sortons !

Luigi Russolo 1913



Il y a dans les manifestes quelque chose de péremptoire et de dogmatique qui se cache derrière la soi-disant révolution qu'ils sont censés apporter. Parlons alors de contraintes:

Endemic project se propose de faire de la musique à partir de bruits environnant. Ces sons utilisés proviendront de lieux, d'endroits spécifiques et pourront être transformés à loisir par l'intermédiaire d'effets. Les synthétiseurs et autres générateur de sons extérieurs à l'endroit désignés seront proscris. Chaque projet musical sera donc lié de façon endemique à un espace.